Les cosmétiques sans eau, qu’est-ce que ça vaut ? | Gencix

Les cosmétiques sans eau, qu’est-ce que ça vaut ?

Tendance. Shampoing, déodorant, dentifrice… ces dernières années, les cosmétiques solides ont envahi les rayons et séduisent de plus en plus de consommateurs. Voici pourquoi.

Avec l’essor des cosmétiques solides, les savons remplacent les flacons. Leur particularité : ils ne contiennent pas ou peu d’eau. « un savon est un cosmétique solide, donc ce n’est pas nouveau. Mais, on a vu émerger d’autres produits ces dernières années : shampoing, dentifrice, déodorant …. », observe Laurence Wittner, directrice de l’Observatoire des Cosmétiques et rédactrice en chef CosmeticsOBS.

Une offre diversifiée

Popularisés grâce à des marques engagées, comme Lush, Pachamamai, Lamazuna et parfois locales comme la Savonnerie Aubergine, Les savons de Joya et Ma Kibell, ces produits, souvent sans emballage et sans conservateur, ne sont désormais plus l’apanage des boutiques spécialisées. «Ca s’inscrit dans la tendance minimaliste, écolo, responsable, analyse laurence Wittner. Un shampoing classique, c’est 90 % d’eau. Donc avec les cosmétiques solides, on fait des économies de ce côté-là et on gagne aussi sur le transport, car ils sont plus compacts .»

Autre avantage : avec des produits solides, aucun souci pour prendre l’avion. Et ils se conservent bien. «Comme l’eau est favorable aux bactéries, les fabricants traditionnels utilisent des conservateurs. Les cosmétiques solides contiennent moins d’ingrédients et sont moins susceptibles de provoquer des allergies, même si le risque subsiste, précise Laurence Wittner. Et de fait, on reste sur des produits d’hygiène. On ne trouve pas, ou pas encore, des choses techniques comme une crème antirides par exemple. L’offre s’étoffe néanmoins. On trouve des pains et baumes de rasage, des après-shampoings, des démaquillants et des gommages en poudre ou des masques en stick ou en tissu, imprégné de la substance cosmétique….

Economique et pratique

Et le plaisir alors , «Dans la cosmétique, il y a une grande part de plaisir qui participe à l’envie d’acheter un produit et de l’utiliser », confirme Laurence Wittner. «C’est au fabricant de retrouver des sensations proches des produits liquides, estime Séverine Pallu, gérante de Ma Kibell, créée il y a quatre ans. On a un dentifrice solide qu’on vend bien, car la texture et le côté fraicheur obtenu avec des huiles essentielles sont assez proches de ce qu’on connait. Quant au rapport quantité-prix, les solides sont avantageux. Séverine Pallu confirme : «Un morceau de 130 g de shampoing, c’est 10,50 € chez nous.» Soit de qui tenir six mois ;

source:
Journal Dimanche Ouest France
by Charlotte Hervot
12 mai 2019